Venez vous poiler
Un hasard? J'avais déjà rédigé cette note, et quand j'arrive pour la publier, je m'aperçois qu'au lieu de 2 ou 3 commentaires par jours de ces derniers temps, j'en ai eu une dixaine en un peu plus de deux heures. Tant pis. J'ai écris, je balance. Sans frein, pour une fois, je crois.
Certains jours, la plupart du temps, j'oublie à quel point je peux être mauvaise, nulle, à chier, bonne à laisser pendre au bout d'une corde. Il y a d'autres jours, comme aujourd'hui, où tout, tout d'un coup, se met à s'éclaircir, à se liquéfier, pour ne laisser à la fin qu'une masse informe roulée en boule sur son lit pleurant toutes les larmes de son corps.
J'oublie tout le temps ce soupir que lance mon coeur à chaque battement. Mais aujourd'hui, je l'entend, je le sens dans mes veines et dans ma respiration, ce soupir qui, avant même ma naissance, exprimait un profond désir d'en finir. Poum poum, la vie est là, mais tout de suite, pfffffff... et ça recommence, inexorablement. Ce doit être cela : avant même de naître, mon coeur, ma vie, disait que ce n'était pas la peine. Non, pas utile, pas nécessaire. Je ne sers à rien, ne ressemble à rien, personne n'attend rien de moi.
Le fait que je ne sois qu'une merde ambulante apparaît à mon esprit comme une évidence, quasiment systématiquement rejetée par mon cerveau pour cause de "politiquement incorrect". On n'a pas le droit de dire, de penser, de sentir, de laisser notre esprit nous convaincre qu'on est pourri. Nous pourrions suggérer que la société nous interdit cette sorte d'auto-flagellation, implicitement cela va de soi, et même si elle est justifiée, non?
Les amis sont toujours les premiers à venir nous botter le cul avec engueulades, comme quoi il nous est interdit de se dire et de se penser mauvais. Si, en fait, mais uniquement quand on promet de s'améliorer, quand ce n'est qu'une période de "déprime". Oui, nous avons droit à la "déprime". Pas au désespoir. Il est strictement FORBIDEN de se regarder dans un miroir et de se dire "mon dieu. Faites que je meure vite, je suis une catastrophe. Le résultat d'un mauvais calcul. Je ne suis pas bien ici, je ne le serai pas plus ailleurs."
N'en déplaise à la bonne société chez qui tout le monde a une profonde estime de soi-même, comme c'est MON blog, j'ai envie d'y hurler que je n'ai de talent pour RIEN, ni pour la musique ni pour le théâtre ni pour la photo ni pour l'amour ni pour l'écriture (ce billet vous le prouve) ni pour l'élevage des vaches ni pour supporter la douleur ni pour rien du tout à part, peut-être, pour ma capacité à être angoissée. C'est donc que je n'ai rien de particulier, et comme je ne supporte pas l'idée d'être une goutte d'eau dans la masse océanique des gens anodins et sans saveur, sans exception, et bien je préfère encore claquer. Une crise cardiaque. PAF allez tant pis pour ta gueule t'avais qu'à être mieux.
Et qu'on ne vienne pas me faire chier avec des compliments ou d'autres sortes d'éloges sur ma personne : elle est laide. Laide à en pleurer, monstrueuse et atroce et rien ni personne ne me fera changer d'avis. Avec des plaques rouges sur tout le visage, des spasmes, des joues chaudes et zébrées par les larmes, et le cerveau aussi pourri que le crâne d'Hitler et ses idées. Et si c'est un caprice d'enfant gâtée que d'avoir écrit tout cela, je veux bien le recevoir en pleine tronche. Cela se posera sur mon nez, bien au milieu du visage, et les gens pourront rire.
Certains jours, la plupart du temps, j'oublie à quel point je peux être mauvaise, nulle, à chier, bonne à laisser pendre au bout d'une corde. Il y a d'autres jours, comme aujourd'hui, où tout, tout d'un coup, se met à s'éclaircir, à se liquéfier, pour ne laisser à la fin qu'une masse informe roulée en boule sur son lit pleurant toutes les larmes de son corps.
J'oublie tout le temps ce soupir que lance mon coeur à chaque battement. Mais aujourd'hui, je l'entend, je le sens dans mes veines et dans ma respiration, ce soupir qui, avant même ma naissance, exprimait un profond désir d'en finir. Poum poum, la vie est là, mais tout de suite, pfffffff... et ça recommence, inexorablement. Ce doit être cela : avant même de naître, mon coeur, ma vie, disait que ce n'était pas la peine. Non, pas utile, pas nécessaire. Je ne sers à rien, ne ressemble à rien, personne n'attend rien de moi.
Le fait que je ne sois qu'une merde ambulante apparaît à mon esprit comme une évidence, quasiment systématiquement rejetée par mon cerveau pour cause de "politiquement incorrect". On n'a pas le droit de dire, de penser, de sentir, de laisser notre esprit nous convaincre qu'on est pourri. Nous pourrions suggérer que la société nous interdit cette sorte d'auto-flagellation, implicitement cela va de soi, et même si elle est justifiée, non?
Les amis sont toujours les premiers à venir nous botter le cul avec engueulades, comme quoi il nous est interdit de se dire et de se penser mauvais. Si, en fait, mais uniquement quand on promet de s'améliorer, quand ce n'est qu'une période de "déprime". Oui, nous avons droit à la "déprime". Pas au désespoir. Il est strictement FORBIDEN de se regarder dans un miroir et de se dire "mon dieu. Faites que je meure vite, je suis une catastrophe. Le résultat d'un mauvais calcul. Je ne suis pas bien ici, je ne le serai pas plus ailleurs."
N'en déplaise à la bonne société chez qui tout le monde a une profonde estime de soi-même, comme c'est MON blog, j'ai envie d'y hurler que je n'ai de talent pour RIEN, ni pour la musique ni pour le théâtre ni pour la photo ni pour l'amour ni pour l'écriture (ce billet vous le prouve) ni pour l'élevage des vaches ni pour supporter la douleur ni pour rien du tout à part, peut-être, pour ma capacité à être angoissée. C'est donc que je n'ai rien de particulier, et comme je ne supporte pas l'idée d'être une goutte d'eau dans la masse océanique des gens anodins et sans saveur, sans exception, et bien je préfère encore claquer. Une crise cardiaque. PAF allez tant pis pour ta gueule t'avais qu'à être mieux.
Et qu'on ne vienne pas me faire chier avec des compliments ou d'autres sortes d'éloges sur ma personne : elle est laide. Laide à en pleurer, monstrueuse et atroce et rien ni personne ne me fera changer d'avis. Avec des plaques rouges sur tout le visage, des spasmes, des joues chaudes et zébrées par les larmes, et le cerveau aussi pourri que le crâne d'Hitler et ses idées. Et si c'est un caprice d'enfant gâtée que d'avoir écrit tout cela, je veux bien le recevoir en pleine tronche. Cela se posera sur mon nez, bien au milieu du visage, et les gens pourront rire.
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