Duato/Lock/Millepied
Hier, 7 bordelais rejoignaient 7 bordelais parisiens devant l'opéra Garnier pour aller voir le ballet en trois parties AndréAuria/White Darkness/Amoveo. Ballet contemporain dont la dernière partie est chorégraphiée par le cousin d'une amie bordeluche ~ d'où le mouvement de foule pour aller à l'opéra de Paris ~.
Bref. J'imagine bien que ce ne sera pas Le Lac des Cygnes, et que, sans doute, mes amis ne trouveront pas ça captivant bien que superbement dansé. J'appréhende un peu.
La première partie, AndréAuria, chorégraphié par Edouard Lock, musique de David Lang (2 pianos sur scène uniquement), a laissé "de marbre" la totalité de mes potes, sauf un qui m'a dit avoir vraiment bien aimé. Et moi, aussi. Mais sur 14 personnes, c'est maigre. Bon, c'est vrai que la musique était vraiment spéciale et que les chorégraphies étaient ingrates, mais personnellement, je me suis vraiment laissée porter et j'ai trouvé ça absolument féérique. Mes autres zamis qui n'avaient pas profité pleinement de la dimension AAAAAArtistique (ha ha ha) en ont profité pour prendre leur claque en observant la technique des danseurs. Entre autres dansaient Emilie Cozette et Karl Paquette ~ sa spécialité, c'est les fouettés les uns à la suite des autres, il les fait magnifiquement. Il n'en a pas fait, j'étais dégoutée. ~.
La deuxième partie, White Darkness, chorégraphié par Nacho Duato, musique de Karl Jenkins (que j'ai beaucoup aimé, soit dit en passant), était dansé par Alice Renavand et Manuel Legris, entre autres. Et j'ai a-do-ré. C'est une partie qui a fait plus d'heureux que la première. Les sondages montaient peu à peu. La musique étaient pré-enregistrée et j'en étais très déçue, j'aurais préféré du live, parce qu'en plus elle me plaisait bien! C'est de cette partie du spectacle qu'est tirée l'affiche du ballet : le rideau tombe sur la protagoniste principale qui reçoit sur elle une traînée de sable n'en finissant pas. C'était absolument époustoufflant. Une image de toute bôôôôté.
La troisième partie, Amoveo, chorégraphié par Benjamin Millepied, et musique de Philip Glass (que je n'ai pas du tout aimé...), sauf la partie chantée par la soprane, qui avait une voix délicieuse. Alors là, c'était le pompon! En solo, Clairemarie Osta et Mathieu Ganio... normalement ça vous dit quelque chose... réfléchissez bien... allez je vous donne la solution. Un duo exceptionnel. Tout simplement. Encore, oui. Superbe, encore une fois. Bon, l'écran du fond qui faisait des lignes de toutes les couleurs en quadrillage... c'était vraiment pas beau, et pour comprendre que c'était une histoire de destins qui se croisaient et de nouvelle réalité dans un au-delà de couple... euh... comment dire... vous avez compris. Mais sinon, c'était absolument merveilleux aussi, au niveau de la danse.
DONC bilan : c'était géantissime.
Pour l'anecdote, juste pour le fun, on voulait aller voir Cyrano à la comédie française après. Alors on va dîner, on se pointe une heure 15 avant le specatacle, et il y avait déjà 120 personnes devant nous pour 65 places dispo. Du coup, on est allés voir le match de rugby dans un bar, on s'est fait littéralement ECLATER par les All Blacks 3-47 et on est allés faire les cons devant les pyramides à prendre des photos débiles. On est rentrés. Ce matin, les petits-enfants de ma logeuse m'ont réveillée à 7h30. J'ai cru que j'allais faire un triple meurtre. Je sors de mon lit, l'aîné me saute dessus :"ah cool t'es réveillée tu vas pouvoir nous mettre la télé". Grrrrrrrr!!!! La mère arrive une demie heure après, alors que je prenais mon petit déj'. Elle me dit "t'es toute sage dis-moi quand tu prends ton petit déj'!" J'ai failli répondre à propos de ses moutards, mais je me suis abstenue.