un dernier jour à l'image de l'année

Publié le par Marionette

Voilà comment Céline a qualifié ce dernier "cours". Lundi, c'était l'échéance, l'exam : tout le monde était là. Mercredi et jeudi, les deux derniers cours, il y avait 6 et 8 personnes présentes dans la salle.
Une année chaotique parsemée d'absences freinant le travail du groupe, qui se termine par un cours à 6 ou 8 au lieu de 25. Moi je dis : c'est réussi comme effet, bravo et merci.

Alors voilà.
A toi, petit florentin qui a dis à ton patron que tu étais libre à partir du 20, et non pas du 22 au soir.
A toi, petit florentin qui a décidé qu'il avait la flemme de se pointer dans le 19° pour assister aux dernières heures de théâtre avant un bon bout de temps.
A toi, petit florentin qui a trouvé une excuse lamentablement bidon pour te conforter dans ton absence.
A toi, petit florentin qui a joué l'hypocrisie de la nostalgie en allant chercher le compte rendu de ton immense prestation pour ta pomme seule.
A toi, petit florentin qui n'a jamais caché ton jeu d'éternel absent mais n'a pas eu la POLITESSE de venir à ces six trois et demie dernières heures de cours.
A toi, petit florentin qui n'a jamais eu conscience que le théâtre, ça se fait à plusieurs.

Je te dirai que des gens se sont cassés le cul pour que ton échéance de merde se passe bien. Combien de "merci"? Il n'est pas question de politesse mais d'un brin infime de reconnaissance. Ah pardon tu n'avais pas la tête à ça, tu étais trop préoccupé.
Je te dirai qu'une femme enceinte, même amoureuse du théâtre, a plus de raison de rester chez elle qu'un jeune apprenti comédien qui n'a d'égards pour personne.
Je te dirai que ton hypocrisie ne trompe que toi, parce qu'ici, c'est dommage que tu ne l'aies pas compris, mais nous apprenons la vérité. Donc le mensonge, on commence à pouvoir le déceler.
Je te dirai que quand on vient de passer une année ensemble, c'est la moindre des choses que de se dire au revoir et merci.
Je te dirai que lorsque l'on joue seul, rien ne peut fonctionner.
Je te dirai qu'il ne faut jamais être trop sur de soi, parce que c'est risqué et dangeureux.
Je te dirai que l'année que j'ai passé avec toi, eh bien je l'ai aimée, en dépit de toi et de moi, et que j'ai été heureuse d'être dans cette classe.
Je te dirai merci pour tout ce que tu m'as donné.
Je te dirai que je te souhaite de réussir, et que si un jour je vois ton nom sur un prospectus en papier noir et blanc, tu pourras me compter dans ton public.
Je te dirai au revoir, et à bientôt.

Une salade? Où est-ce qu'il y a une salade?
Et puis je n'irai pas au théâtre ce soir. Je voulais aller voir La cuisine d'Elvis, mais comme ça voudrais dire que j'y vais toute seule... pffff la flemme.
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Publié dans théâtralités

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M
Ah... oui... c'est vrai... mais on sait jamais hein, des fois ça commence tôt! ; p
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L
Tain, mais dans 10 ans, je n'aurais que 46 balais :-O
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M
On en reparle dans 10 ans? héhéhé
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L
Sale gosse va ;-P Sache que Laflote ne radote jamais...
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L
Ah, Marionette (tain, ça me fait tout drôle d'avoir vu ta tête...), les Florentin, c'est que des crapules (t'as qu'à voir le Lorenzaccio comment il a fini !). Surtout que le temps qui passe n'abime pas trop cette générosité que tu as en toi... Longue vie de théâtre et du reste à toi, jeune fille ;-)
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M
Oui j'imagine que ma tronche de mamouth ne peut pas laisser qui que ce soit de marbre... lol Lorenzaccio je ne sais pas comment il a fini, va falloir que je révise mes classiques. Oui oui, je sais, t'es allée le voir à Avignon il y a trois siècles...(c'est pour t'éviter de radoter, tu devrais me remercier!) Merci pour ces délicates attentions, laflote.