mon premier opéra

Publié le par extraits de marion

Ca y est je me suis lancée. Je suis allée voir Tristan und Isolde ce soir à l'Opéra Bastille de Paris, et j'ai trouvé ça grandiose. (livret du compositeur : Richard Wagner)

Orchestre et Choeurs de l'Opéra national de Paris.

Tristan : Clifton Forbis

König Marke : Willard White

Isolde : Lisa Gasteen

Melot : Peteris Eglitis

L'orchestre est extraordinaire, on l'oublierait presque tellement il est vrai et présent. Seul un départ chez les cors qui a été confus m'est parvenu. Un Wagner très bien joué.

Isolde était grosse et ne paraissait pas belle jusqu'à ce qu'elle se mette à chanter et à jouer. Ses mouvements avaient beaucoup de grâce et sa voix était... fabuleuse. Une très grande puissance, un coffre étonnant et un timbre magnifique. Tristan manquait beaucoup de présence à mon goût, il avait un volume de voix inférieur à celui d'Isolde et le contraste était dissonant. C'est au troisième acte que l'on a pu le voir dans toute sa splendeur. La suivante d'Isolde m'a sidéré : comment une femme fluette comme elle peut-elle chanter avec ce charisme? Sa voix était belle avec un beau vibrato et une puissance presque égale à celle d'Isolde. Marke était impressionnant, je ne saurais pas dire pourquoi. Les deux autres hommes (ami et ex-ami de Tristan) étaient beaux et leur voix était douce, à l'image de leur visage... beauté trop parfaite?

La mise en scène, signée Peter Sellars, était à la fois simple et belle. (Direction musicale Valéry Gergiev.) Le "lit", ou "pratiquable" était disposé à droite pour le premier acte, à gauche pour le second et au centre pour le dernier. Gélatine rouge sur le thème de la mort, bleue sur celui de la nuit, les chanteurs en jeu sont dans des carrés de lumière. A plusieurs reprises, un ou plusieurs chanteurs (même un choeur à un moment) dans le public : au balcon côté jardin ou au balcon face à la scène. Elle était très réussie.

Le génie qui a fait la vidéo (muette bien sûr) qui passe en continu s'apelle Bill Viola. C'est du grand art, magnifique : ce sont des mouvement très lents d'un homme et d'une femme, d'une ombre... d'une beauté saisissante, surtout au second acte à mon goût.

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Publié dans mais que m'arrive-t-il

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