Juste la fin du monde
De Jean-Luc Lagarce. Mise en scène par Jean-Charles Mouveaux et Esther Ebbo.
"L'histoire d'un jeune homme d'une trentaine d'années, de retour chez lui, après de longues années d'absence, dans sa famille, "pour annoncer, dire, seulement dire" sa mort prochaine. C'est l'épisode de la bible, l'histoire du fils prodigue. Mais prodigue pour qui? Pourquoi? Quelles explications seraient quand même nécessaires pour eux, les autres, la famille... Jean-Luc Lagarce donne la parole aux non-dits familiaux. Acéré, acerbe, drôle et nécessaire, le robinet de la parole est ouvert pour le temps d'un retour, le retour de Louis."
Ce que j'en retiens : 1h45 dans un théâtre confortable mais étouffant. Rien au niveau de l'histoire, à part le petit texte précédemment cité. Des monologues trop longs et monotones face auxquels j'avais du mal à rester éveillée, plus à cause du texte que du jeu des acteurs. La pesanteur des phrases inachevées. Du dégoût, dégoût de cette famille qui sue le malheur, dégoût de tant d'incompréhension et d'indifférence face à l'amour, dégoût de cette peinture pourtant si vraie de la famille... Je ne sais plus quoi dire. Je vais me coucher, après avoir donné aux étoiles quelques accords de guitare.