Mes quelque jours de théâtre...
Oui, je mets ça dans la rubrique "pièces de théâtre" et non pas "théâtralités", parce que... c'est comme ça. Parce que c'était un spectacle de vrai de vrai.
Je ne vais pas tout vous raconter en détails, même si j'aimerai bien, pour deux raisons. Je ne sais pas bien le faire, et, en plus, je n'en ai ni la force ni le temps. Il faut dire que je suis revenue de ces 4 jours 1/2 avec 38.5 de fièvre, de l'iode dans le sang et une fatigue hallucinante. Alors... je n'ai pas encore bien récupéré.
J'ai pris le train avec Cécile, samedi matin et on est allées déjeuner ensemble chez elle, avec sa mère. Chez moi ça avait l'air d'être le boxon, et ma soeur aînée m'ayant dit avec une grande délicatesse que la famille ne m'attendrait pas pour le repas, je n'ai pas hésité. Heureusement, il s'est avéré que c'était un malentendu...
Bref. On arrive en début d'aprèm au lycée, où il y a déjà pas mal de monde qui s'active autour des scènes, des rideaux, des câbles et de tout ces petits trucs super pas chiants comme les accessoires des précieuses, par exemple, qui ont disparu. C'est moche mais... trop dommage de faire sans. On finit par retrouver les colliers hideux et les bagouses gigantesques, les demoiselles sont rassurées.
Aude me file le DVD bêtisier des dix jours de cet été. Je l'ai regardé avec mon père, qui m'a fait un clin d'oeil lorsqu'il m'a vu dire à la caméra que "j'ai un problème existentiel. Je n'ai pas de moscatel dans mon verre" et qui a littéralement éclaté de rire qand il a vu le coup de la boîte à clous, sans tenir compte de ce que ça me fait subir comme atroce souffrance de me voir ainsi manipulée dans mon sommeil.
C'était à mourir de rire. On a eu droit à la vaisselle, que je n'ai jamais vu aussi dansée qu'à Campan, avec la musique à fond, les mecs en caleçon sous leurs tabliers, à la sieste, au plantement de tente des garçon, assez cocasse je dois l'avouer, au départ... et là c'est le drame. Je n'ai pas peur de la route, faudra voir faut qu'on y goûte...
Les larmes coulent. Et mon père me dit que maintenant, il comprend pourquoi je suis si attachée à cette troupe de fous. Ca me fait du bien.
Nous avons joué 6 fois en 2 jours : deux fois dans l'après-midi devant les collégiens et primaires, à dix minutes d'intervalle ~ c'est vraiment, vraiment un tour de force ~, et le soir à 21h devant le grand public. Et ce lundi et mardi. Sachant que mardi soir, il a fallu rajouter 60 places de dernière minutes, que c'était plein et que, attention tenez-vous bien, des gens étaient debout au fond et assis devant, puisque la grande chapelle accueillait 400 personnes. Voilà. Je savais qu'il y aurait du monde, mais alors quand je suis montée sur scène pour rejoindre l'orchestre, ça m'a fait quelque chose...
C'était une soirée de fous. J'ai revu des gens que je n'avais pas croisé depuis ma terminale, des profs aussi avec qui je m'étais bien entendue, mes grands parents qui heureusement sont venus mardi et pas lundi ~ lundi, je n'aurais jamais pu m'en défaire, je ne connaissais presque personne ~...
Mes parents et mes soeurs, qui étaient venus cet été, sont revenus et ont adoré, mes grands parents aussi, les gens qui viennent tous les ans persistent à dire que c'est de mieux en mieux et qu'ils ont affaire à un groupe d'une force et d'un talent remarquables.
Pour ce qui est de raconter ce que j'ai ressenti sur scène... c'était incroyable. Je ne sais pas dire, tout est passé tellement vite... c'était l'osmose totale entre tous les comédiens et la salle, la fusion était réellement totale. Le public réagissait au quart de tour, les comédiens aussi, les yeux étaient en alerte, comme l'ouïe, les pas étaient précis et soignés, le ton était juste, la farce était drôlissime, Harpagon était possédé, Agnès était coquine, les précieuses, folles, Molière, mourrant... J'en garde évidemment un souvenir ému.
Tout le monde était ravis, moi aussi. On a démonté la scène mardi. A minuit 30, la salle était vide. Je m'endormais debout, alors j'ai fait la bise aux derniers et je suis rentrée à vélo, en pleurant tout ce que je pouvais.
Je ne vais pas tout vous raconter en détails, même si j'aimerai bien, pour deux raisons. Je ne sais pas bien le faire, et, en plus, je n'en ai ni la force ni le temps. Il faut dire que je suis revenue de ces 4 jours 1/2 avec 38.5 de fièvre, de l'iode dans le sang et une fatigue hallucinante. Alors... je n'ai pas encore bien récupéré.
J'ai pris le train avec Cécile, samedi matin et on est allées déjeuner ensemble chez elle, avec sa mère. Chez moi ça avait l'air d'être le boxon, et ma soeur aînée m'ayant dit avec une grande délicatesse que la famille ne m'attendrait pas pour le repas, je n'ai pas hésité. Heureusement, il s'est avéré que c'était un malentendu...
Bref. On arrive en début d'aprèm au lycée, où il y a déjà pas mal de monde qui s'active autour des scènes, des rideaux, des câbles et de tout ces petits trucs super pas chiants comme les accessoires des précieuses, par exemple, qui ont disparu. C'est moche mais... trop dommage de faire sans. On finit par retrouver les colliers hideux et les bagouses gigantesques, les demoiselles sont rassurées.
Aude me file le DVD bêtisier des dix jours de cet été. Je l'ai regardé avec mon père, qui m'a fait un clin d'oeil lorsqu'il m'a vu dire à la caméra que "j'ai un problème existentiel. Je n'ai pas de moscatel dans mon verre" et qui a littéralement éclaté de rire qand il a vu le coup de la boîte à clous, sans tenir compte de ce que ça me fait subir comme atroce souffrance de me voir ainsi manipulée dans mon sommeil.
C'était à mourir de rire. On a eu droit à la vaisselle, que je n'ai jamais vu aussi dansée qu'à Campan, avec la musique à fond, les mecs en caleçon sous leurs tabliers, à la sieste, au plantement de tente des garçon, assez cocasse je dois l'avouer, au départ... et là c'est le drame. Je n'ai pas peur de la route, faudra voir faut qu'on y goûte...
Les larmes coulent. Et mon père me dit que maintenant, il comprend pourquoi je suis si attachée à cette troupe de fous. Ca me fait du bien.
Nous avons joué 6 fois en 2 jours : deux fois dans l'après-midi devant les collégiens et primaires, à dix minutes d'intervalle ~ c'est vraiment, vraiment un tour de force ~, et le soir à 21h devant le grand public. Et ce lundi et mardi. Sachant que mardi soir, il a fallu rajouter 60 places de dernière minutes, que c'était plein et que, attention tenez-vous bien, des gens étaient debout au fond et assis devant, puisque la grande chapelle accueillait 400 personnes. Voilà. Je savais qu'il y aurait du monde, mais alors quand je suis montée sur scène pour rejoindre l'orchestre, ça m'a fait quelque chose...
C'était une soirée de fous. J'ai revu des gens que je n'avais pas croisé depuis ma terminale, des profs aussi avec qui je m'étais bien entendue, mes grands parents qui heureusement sont venus mardi et pas lundi ~ lundi, je n'aurais jamais pu m'en défaire, je ne connaissais presque personne ~...
Mes parents et mes soeurs, qui étaient venus cet été, sont revenus et ont adoré, mes grands parents aussi, les gens qui viennent tous les ans persistent à dire que c'est de mieux en mieux et qu'ils ont affaire à un groupe d'une force et d'un talent remarquables.
Pour ce qui est de raconter ce que j'ai ressenti sur scène... c'était incroyable. Je ne sais pas dire, tout est passé tellement vite... c'était l'osmose totale entre tous les comédiens et la salle, la fusion était réellement totale. Le public réagissait au quart de tour, les comédiens aussi, les yeux étaient en alerte, comme l'ouïe, les pas étaient précis et soignés, le ton était juste, la farce était drôlissime, Harpagon était possédé, Agnès était coquine, les précieuses, folles, Molière, mourrant... J'en garde évidemment un souvenir ému.
Tout le monde était ravis, moi aussi. On a démonté la scène mardi. A minuit 30, la salle était vide. Je m'endormais debout, alors j'ai fait la bise aux derniers et je suis rentrée à vélo, en pleurant tout ce que je pouvais.
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