Souris, je te dis ! (3)
C'est la suite de CA puis de CA.
Maligne, elle avait pensé à laisser la fenêtre ouverte. Son intuition ne la trompait que rarement, et elle vit sans grande surprise le chat arriver par la fenêtre de la cuisine. Elle le caressa, lui donna du lait et le remit dehors. Il puait. Elle se parfuma et prit soin de fermer portes et fenêtres avant de partir. Elle pensait à ce qu'elle pourrait bien lui raconter.
Le corps de Quentin, digne de ceux des statues grecques, et la douceur de son regard lui vidaient la tête, et chaque rendez-vous était pour elle une torture, tellement il lui était douloureux de ne pouvoir être simple devant lui. Elle rentrait systématiquement chez elle en larmes, de n'avoir pas su lui poser les questions toutes bêtes qui la taraudaient. Tous les sujets de discussion qu'elle aurait voulu aborder avec lui replongeaient dans l'abîme de son cerveau dès l'instant où il posait son regard sur elle. Elle en était malade.
Juliette laissa tomber son miroir par terre, il se brisa en cinq morceaux. Non, elle ne se regardera pas avant de partir.
A l'heure, elle est à l'heure.
Elle court quand même. Il faut qu'elle regarde où elle est, qu'elle ait le temps de prendre ses marques avant qu'il arrive, qu'elle puisse se repérer, qu'elle sache quel est le lieu qui abritera leur rencontre. Il ne vient pas. Elle s'assied, et commence à rêvasser, les yeux dans le vague.
Tout à coup, un hurlement strident retentit sur la petit place, faisant se retourner tous les grand-pères assis dominicalement en terrasse des petits restaurants. Quelque chose a frôlé sa jambe. Le coeur battant et des sueurs froides coulant dans son dos, elle essaye de comprendre ce qu'il vient de se passer. Oui, c'est ça, quelque chose, un frôlement. Elle regarde autour d'elle et aperçoit le chat décamper. Elle s'évanouit. Le chat revient sur ses pas, s'approche de Juliette allongée parterre, se frotte contre elle une dernière fois et s'en va tranquillement, comme il était venu. Il monte sur un banc public, jette un coup d'oeil autour de lui et s'en va par les trottoirs.
*** à suivre... ***
Maligne, elle avait pensé à laisser la fenêtre ouverte. Son intuition ne la trompait que rarement, et elle vit sans grande surprise le chat arriver par la fenêtre de la cuisine. Elle le caressa, lui donna du lait et le remit dehors. Il puait. Elle se parfuma et prit soin de fermer portes et fenêtres avant de partir. Elle pensait à ce qu'elle pourrait bien lui raconter.
Le corps de Quentin, digne de ceux des statues grecques, et la douceur de son regard lui vidaient la tête, et chaque rendez-vous était pour elle une torture, tellement il lui était douloureux de ne pouvoir être simple devant lui. Elle rentrait systématiquement chez elle en larmes, de n'avoir pas su lui poser les questions toutes bêtes qui la taraudaient. Tous les sujets de discussion qu'elle aurait voulu aborder avec lui replongeaient dans l'abîme de son cerveau dès l'instant où il posait son regard sur elle. Elle en était malade.
Juliette laissa tomber son miroir par terre, il se brisa en cinq morceaux. Non, elle ne se regardera pas avant de partir.
A l'heure, elle est à l'heure.
Elle court quand même. Il faut qu'elle regarde où elle est, qu'elle ait le temps de prendre ses marques avant qu'il arrive, qu'elle puisse se repérer, qu'elle sache quel est le lieu qui abritera leur rencontre. Il ne vient pas. Elle s'assied, et commence à rêvasser, les yeux dans le vague.
Tout à coup, un hurlement strident retentit sur la petit place, faisant se retourner tous les grand-pères assis dominicalement en terrasse des petits restaurants. Quelque chose a frôlé sa jambe. Le coeur battant et des sueurs froides coulant dans son dos, elle essaye de comprendre ce qu'il vient de se passer. Oui, c'est ça, quelque chose, un frôlement. Elle regarde autour d'elle et aperçoit le chat décamper. Elle s'évanouit. Le chat revient sur ses pas, s'approche de Juliette allongée parterre, se frotte contre elle une dernière fois et s'en va tranquillement, comme il était venu. Il monte sur un banc public, jette un coup d'oeil autour de lui et s'en va par les trottoirs.
*** à suivre... ***
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