C'est la rentrée
Le 16 octobre à 15h30
Tout était comme sur des roulettes.
Mon texte en tête, je sais placer ma voix, pour les mouvements ça irait, je pensais...
Mais tout s'effondre à 3 heures de l'échéance.
Je ne vais pas y arriver. Je vais avoir un trou, ce n'est pas assez solide. Je bouge mal, ça coince de partout, je ne fais que des rictus, ce n'est pas fluide, ça râpe, ça grince, ça sursaute, ça fuit et ça s'échappe.
Ils vont s'apercevoir que je ne suis pas la bonne personne, le directeur mettra son visage entre ses mains et marmonnera "y'a du boulot...", un prof qui se sera assis à côté approuvera doucement.
J'ai peur. Là, pour le coup, je me lance sans bouée dans une mer folle et je n'arrive pas à discerner le probable de la catastrophe.
Le 17 octobre à 23h51
Finalement, tout s'est bien passé. Je m'étais habillée plutôt classe, avec des petites chaussures noires, une jupe assez roots mais jolie, un cache-coeur noir avec décolleté vertigineux ~ enfin, pour moi, c'était le cas ~, collier rouge simple et maquillée mais pas trop. Et mon bracelet en argent, comme d'habitude, à mon poignet droit. En arrivant, je me rends compte que je suis carrément endimanchée par rapport aux autres qui sont en jeans et tee-shirt. Mais bon. Il vaut mieux être trop classe que pas assez, hein? N'empêche j'étais pasdu tout très à l'aise.
En attendant mon tour, je perds mon texte ~ pas au sens propre, ce qui aurait été préférable, puisque de toutes façons je l'avais oublié ~, je trouve que tout va beaucoup trop vite et je me retrouve d'ailleurs propulsée sur scène avant d'avoir dit ouf. Ma voisine, Lison, qui s'était promis de me faire angoisser n'a même pas jugé utile de faire augmenter mon stress par ce genre de phrases débiles et niaises, du genre "plus que 3..." ou "plus que 2..." ni même "après lui, c'est à toi..."
Je lui en suis reconnaissante Heureusement pour elle. J'avais plein de possibilités :
- Jouer Thérèse ~ bien que je sois en position de narrateur = pas très pratique et carrément casse-gueule ~ et faire tomber une robe que je n'avais pas.
- Y aller carrément nue.
- Me pendre.
J'ai opté pour je prends mon pied. Pas au sens propre non plus. Et finalement, je crois que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. J'ai tout raconté, exprimé, et je crois que c'était pas trop mauvais. Enfin j'espère. Mon voisin m'a dit que j'avais une très belle voix... ça m'a touché. On m'avait déjà fait ce compliment cet été...
L'audition des nouveaux élèves est passée à une vitesse folle. J'ai bu des paroles, je me suis rendue un peu sourde pour d'autres, les gens étaient beaux. Sur scène.
La première à passer nous a dit un texte sur le banana split. C'était gargantuesque. Je crois qu'on va bien s'entendre.
Il y a eu des "Mais... veux-tu bien me dire ce que tu fous là?" Je crois que ma classe va être vraiment bien. Demain, on a notre premier cours: impro. J'appréhende...
Tout était comme sur des roulettes.
Mon texte en tête, je sais placer ma voix, pour les mouvements ça irait, je pensais...
Mais tout s'effondre à 3 heures de l'échéance.
Je ne vais pas y arriver. Je vais avoir un trou, ce n'est pas assez solide. Je bouge mal, ça coince de partout, je ne fais que des rictus, ce n'est pas fluide, ça râpe, ça grince, ça sursaute, ça fuit et ça s'échappe.
Ils vont s'apercevoir que je ne suis pas la bonne personne, le directeur mettra son visage entre ses mains et marmonnera "y'a du boulot...", un prof qui se sera assis à côté approuvera doucement.
J'ai peur. Là, pour le coup, je me lance sans bouée dans une mer folle et je n'arrive pas à discerner le probable de la catastrophe.
Le 17 octobre à 23h51
Finalement, tout s'est bien passé. Je m'étais habillée plutôt classe, avec des petites chaussures noires, une jupe assez roots mais jolie, un cache-coeur noir avec décolleté vertigineux ~ enfin, pour moi, c'était le cas ~, collier rouge simple et maquillée mais pas trop. Et mon bracelet en argent, comme d'habitude, à mon poignet droit. En arrivant, je me rends compte que je suis carrément endimanchée par rapport aux autres qui sont en jeans et tee-shirt. Mais bon. Il vaut mieux être trop classe que pas assez, hein? N'empêche j'étais pas
En attendant mon tour, je perds mon texte ~ pas au sens propre, ce qui aurait été préférable, puisque de toutes façons je l'avais oublié ~, je trouve que tout va beaucoup trop vite et je me retrouve d'ailleurs propulsée sur scène avant d'avoir dit ouf. Ma voisine, Lison, qui s'était promis de me faire angoisser n'a même pas jugé utile de faire augmenter mon stress par ce genre de phrases débiles et niaises, du genre "plus que 3..." ou "plus que 2..." ni même "après lui, c'est à toi..."
- Jouer Thérèse ~ bien que je sois en position de narrateur = pas très pratique et carrément casse-gueule ~ et faire tomber une robe que je n'avais pas.
- Y aller carrément nue.
- Me pendre.
J'ai opté pour je prends mon pied. Pas au sens propre non plus. Et finalement, je crois que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. J'ai tout raconté, exprimé, et je crois que c'était pas trop mauvais. Enfin j'espère. Mon voisin m'a dit que j'avais une très belle voix... ça m'a touché. On m'avait déjà fait ce compliment cet été...
L'audition des nouveaux élèves est passée à une vitesse folle. J'ai bu des paroles, je me suis rendue un peu sourde pour d'autres, les gens étaient beaux. Sur scène.
La première à passer nous a dit un texte sur le banana split. C'était gargantuesque. Je crois qu'on va bien s'entendre.
Il y a eu des "Mais... veux-tu bien me dire ce que tu fous là?" Je crois que ma classe va être vraiment bien. Demain, on a notre premier cours: impro. J'appréhende...
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