Les élections, cette merdasse
Les blogs commencent à se durcir, les discours changent, s'entre-choquent, s'envoient chier, les gens prennent des précautions contre la colère éventuelle que pourraient susciter leurs idées, ou leurs idéaux, on se rassure "non je ne change pas d'opinion", on se dit que si l'on dit que l'on vote machin(e), alors on aura plus d'audience, ou que les gens continueront de venir nous lire, ou au contraire, que seulement les meilleurs resteront.
Les phrases s'aiguisent. On évite, tout d'un coup, que le malentendu ait sa place entre nos lignes. Alors que c'est vital, merde! Mais là, c'est important, tout d'un coup. Il faut que l'on comprenne bien ça, et ça, et ça aussi. Que ce soit entendu, lu, pensé de la même façon, que les autres aient le même parcours de pensée. Et si ce n'était pas le cas, alors ça fuserait de partout, les insultes viendraient, les cris avec, et ce serait le chaos.
Alors que, excusez-moi, mais quand on parle de la façon de décrire un baiser... les gens ne haussent pas le ton... mais qui OSERAIT prétendre que l'un est plus important que l'autre?
Personne ne sait mieux qu'un autre comment diriger un pays.
Sarko, ou Royale, ou merde n'importe quel politicien n'est pas plus intelligent que moi, ni que ma petite soeur de 13 ans. C'est FAUX.
Alors à partir de là, c'est juste la façon de voir les choses qui change, et ce que l'on propose pour que ça change, ou que ça s'améliore.
Ne comptez pas sur moi pour vous dire qui je préfère, pour qui je voterai, ni pour quel parti. D'ailleurs, pour le moment je n'en sais rien.
Aujourd'hui, on votait à Bordeaux pour élire le maire. Bien sur que je savais pour qui j'aurais voté, mais je ne pouvais pas y être. Alors que j'aurais voulu balancer mon premier bulletin dans l'urne, avec un nom bien précis à l'intérieur, et signer le papier.
J'écris ce billet pour vous dire : quoi que vous votiez, je m'en fous. Qui que vous préfériez, je m'en fous aussi. Vous me direz "même si c'est extrême droite?", je répondrai "Oui, bien sur". Je ne bouche pas mes oreilles quand j'entends tel ou tel nom, j'écoute et j'essaye de comprendre. Aucune idée n'est "inadmissible". Quand on me dit quelque chose que l'on qualifierait d'insensé, je ne dis pas "mais t'es complètement barj'!", je dis "pourquoi?". Enfin, j'essaye. Je demande aux gens de me faire changer d'avis. Je veux épuiser tout mes arguments, et voir ce qu'il reste à la fin, comme résultat, comme idée. Ce qui, finalement, survit à tout le reste.
C'est peut-être débile de fonctionner comme ça, c'est peut-être bisounours, comme dirait ce très cher Swâmi, c'est peut-être un manque cruel de personnalité, mais voilà.
Je décide de ne rien dire sur mes opinions politiques, parce que je n'ai rien à dire à ce propos, parce que ça me répugne ~ oui, c'est vrai, et je n'y peux rien ~ et que je ne veux PAS, surtout pas, me fâcher avec qui que ce soit pour une histoire de vote. Ca me file la gerbe, de voir ces types en costar serrer la main et sourire à des gens qu'ils haïssent, de voir ces gens faux, faux à en crever, faux comme des verres en plastoc, faux à dégoûter une jeunessse qui aimerait croire en quelqu'un de VRAI à la tête de son pays, et ainsi pourrait avoir une FIERTE patriotique.
Quand Chirac prend le micro et commence par "mes chers compatriotes", ça sonne faux. Parce qu'il n'y croit pas vraiment. Quand Hitler appellait "son" peuple, il remuait le pays entier. Non pas parce qu'il avait des idées cool, ou qui bougeaient, ou quoi que ce soit, mais PARCE QU'IL Y CROYAIT. Rien de plus simple. Quand on entend Le Pen à je-ne-sais-pas-combien-de-berges, croire encore à ce qu'il raconte, au fait qu'un jour il sera le président de ce pays qu'il aime, on a ENVIE de voter pour lui, non pas parce que décidément il est tip-top comme il faut ce type, mais parce qu'il y croit et parce qu'il se bat.
Je voudrais voir un politicien qui y croit VRAIMENT, non pas un mec qui veut essayer de redresser une barre en fer tordue, et part perdant.
Si la France doit se soulever, alors qu'elle le fasse, et bien. Avec des gens dans la rue H24, des pavés qui volent, des cris, des solgans, des idées qui naissent sous la pression, des morts, des heureux, des peureux, et des malheureux.
Si la France ne doit pas se soulever, alors qu'elle ne marmonne pas dans sa barbe que le président quand même il est pas gégé.
ON AURA LE DROIT D'OUVRIR NOTRE GUEULE QUAND 100% DES FRANCAIS SE PRESENTERONT DANS LEUR MAIRIE POUR VOTER. Prenez vos responsabilités, et agissez.
Les phrases s'aiguisent. On évite, tout d'un coup, que le malentendu ait sa place entre nos lignes. Alors que c'est vital, merde! Mais là, c'est important, tout d'un coup. Il faut que l'on comprenne bien ça, et ça, et ça aussi. Que ce soit entendu, lu, pensé de la même façon, que les autres aient le même parcours de pensée. Et si ce n'était pas le cas, alors ça fuserait de partout, les insultes viendraient, les cris avec, et ce serait le chaos.
Alors que, excusez-moi, mais quand on parle de la façon de décrire un baiser... les gens ne haussent pas le ton... mais qui OSERAIT prétendre que l'un est plus important que l'autre?
Personne ne sait mieux qu'un autre comment diriger un pays.
Sarko, ou Royale, ou merde n'importe quel politicien n'est pas plus intelligent que moi, ni que ma petite soeur de 13 ans. C'est FAUX.
Alors à partir de là, c'est juste la façon de voir les choses qui change, et ce que l'on propose pour que ça change, ou que ça s'améliore.
Ne comptez pas sur moi pour vous dire qui je préfère, pour qui je voterai, ni pour quel parti. D'ailleurs, pour le moment je n'en sais rien.
Aujourd'hui, on votait à Bordeaux pour élire le maire. Bien sur que je savais pour qui j'aurais voté, mais je ne pouvais pas y être. Alors que j'aurais voulu balancer mon premier bulletin dans l'urne, avec un nom bien précis à l'intérieur, et signer le papier.
J'écris ce billet pour vous dire : quoi que vous votiez, je m'en fous. Qui que vous préfériez, je m'en fous aussi. Vous me direz "même si c'est extrême droite?", je répondrai "Oui, bien sur". Je ne bouche pas mes oreilles quand j'entends tel ou tel nom, j'écoute et j'essaye de comprendre. Aucune idée n'est "inadmissible". Quand on me dit quelque chose que l'on qualifierait d'insensé, je ne dis pas "mais t'es complètement barj'!", je dis "pourquoi?". Enfin, j'essaye. Je demande aux gens de me faire changer d'avis. Je veux épuiser tout mes arguments, et voir ce qu'il reste à la fin, comme résultat, comme idée. Ce qui, finalement, survit à tout le reste.
C'est peut-être débile de fonctionner comme ça, c'est peut-être bisounours, comme dirait ce très cher Swâmi, c'est peut-être un manque cruel de personnalité, mais voilà.
Je décide de ne rien dire sur mes opinions politiques, parce que je n'ai rien à dire à ce propos, parce que ça me répugne ~ oui, c'est vrai, et je n'y peux rien ~ et que je ne veux PAS, surtout pas, me fâcher avec qui que ce soit pour une histoire de vote. Ca me file la gerbe, de voir ces types en costar serrer la main et sourire à des gens qu'ils haïssent, de voir ces gens faux, faux à en crever, faux comme des verres en plastoc, faux à dégoûter une jeunessse qui aimerait croire en quelqu'un de VRAI à la tête de son pays, et ainsi pourrait avoir une FIERTE patriotique.
Quand Chirac prend le micro et commence par "mes chers compatriotes", ça sonne faux. Parce qu'il n'y croit pas vraiment. Quand Hitler appellait "son" peuple, il remuait le pays entier. Non pas parce qu'il avait des idées cool, ou qui bougeaient, ou quoi que ce soit, mais PARCE QU'IL Y CROYAIT. Rien de plus simple. Quand on entend Le Pen à je-ne-sais-pas-combien-de-berges, croire encore à ce qu'il raconte, au fait qu'un jour il sera le président de ce pays qu'il aime, on a ENVIE de voter pour lui, non pas parce que décidément il est tip-top comme il faut ce type, mais parce qu'il y croit et parce qu'il se bat.
Je voudrais voir un politicien qui y croit VRAIMENT, non pas un mec qui veut essayer de redresser une barre en fer tordue, et part perdant.
Si la France doit se soulever, alors qu'elle le fasse, et bien. Avec des gens dans la rue H24, des pavés qui volent, des cris, des solgans, des idées qui naissent sous la pression, des morts, des heureux, des peureux, et des malheureux.
Si la France ne doit pas se soulever, alors qu'elle ne marmonne pas dans sa barbe que le président quand même il est pas gégé.
ON AURA LE DROIT D'OUVRIR NOTRE GUEULE QUAND 100% DES FRANCAIS SE PRESENTERONT DANS LEUR MAIRIE POUR VOTER. Prenez vos responsabilités, et agissez.
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