Campan 2006 (2)

Publié le par Marionette

Voilà deux petites notes, prises à la va-vite pendant la semaine de théâtre Molieresque début Août :


Cet après-midi, c'était la première répétition sur les lieux du spectacle. Eprouvant. Fatiguant. Sublime. Flo a fait faire des exercices à un petit groupe... des consciences oubliées et des corps abandonnés aux aléas des sentiments ont fait resurgir de mes tripes le feu laissé depuis quelques jours en sommeil. Ce petit hall de salle des fêtes a recueilli, durant quelques instants, des éclats de Vérité transperçant le brouhaha retentissant des sourdes intentions. Tout faire jusqu'au bout. Toujours. C'est pour cela que nous vivons et il est de notre devoir de saisir cette chance qui nous est offerte. Pouvoir agoniser en se disant que l'on a reçu, à un moment de notre existence, la Vérité à l'ombre d'un regard ou d'une expression.
Quand Stephen s'est jeté sur Tim, son meilleur ami, il y a eu un flash. Ce dernier s'est agenouillé, et et m'a éblouis de cet éclair de Vérité qui a fendu son visage un instant.



Ce soir, si tout va bien, nous jouons la dernière de Molière à Payolle, en plein air. Si le vent s'arrête, il pleuvra. S'il continue de souffler, il fera beau et l'on pourra jouer. Le moment est donc venu de prier le vent, de guetter la moindre arrivée d'air froid, de sourire au moindre souffle glacial qui vient vous mettre les poils de votre corps au gard-à-vous. Viens donc, souffle, et tu verras des gens heureux. Molière revivra ce soir. Déboule dans la vallée, en trombes, donne-nous une tempête s'il le faut, et elle frappera les trois coups d'un nouveau rêve.



Et là, les quelques pépites récoltées pendant ces dix jours :
- Boîte à clous!!!!! (évidemment : cf
Campan 2006)
- Biscotte! (Au final, Molière a même dit à son médecin imaginaire que son précédent docteur lui donnait... des biscottes (et le choeur, d'une même voix : IGNORANT!))
- Philippine : "C'est génial les premières fois, la première fois qu'on fait l'amour, la première clope, le premier joint...
Clémence : ou la première fois qu'on s'est teint les cheveux sur le bassin d'Arcachon"
- Florent : "Emie, cette fille ~ 5 ans ~ elle a une tchatche!" (Maxime a mal compris le dernier mot)
- Charles, sur scène ~ que j'ai failli tuer sur place d'un grand coup d'éventail sur la tête ~ "Je vais vous Didier une furieuse plaie"
- Florent, habillant Cléante en médecin, chantonne : "Elle sera à vous, elle sera à vous, allez allez allez alleeeez..."
- Don Juan, sur scène également "Ah c'était beau ça, il faut que je la note" et de sortir papier/crayon de sa poche...
- Cléante avait remplacé la bourse à donner au médecin en une bouteille de bière sans rien dire à personne. La scène a été jouée en fonction : Et Gorgibus de réclamer "Qu'on amène quantité de pain trempé dans d'la bière!"
Les garçons, en toute délicatesse, chantent la super chanson de ce gros nanard de Camping : "la toucher la toucher... toucher la --- à la voisineu... la la la la la la la laaaaaa"
- Clément est obsédé par les écossaises royales ~ se mettre le cul à l'air sans raison aucune dans n'importe quel contexte ~ C'est le batteur, et donc celui qui donne murmure les départs d'orchestre. Normalement, ça donne : "1...2...1234 Laaaaa la la la laaaa" mais là, j'entends "Ro...yale...é-co-ssai-se LAaaaa la la la laaaa... etc" Quand j'entends ce départ bizarre, je me retourne pour vérifier ce que je redoutais, et vois 4 mecs de l'orchestre culs-nus. Ah ben bravo hein, bah c'est du joli ça hein!!!
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Publié dans théâtralités

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A
Voilà de quoi te faire de sacrés souvenirs à graver dans tes mirettes et dans ta tête !Ou de quoi avoir la nostalgie du passé ! ;-)
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M
Plutôt les bons souvenirs... j'ai abandonné la nostalgie quand elle commençait à trop me bouffer.