A chaud
Voilà à chaud mes impressions sur cet après-midi. Comme je l'avais précédemment annoncé, ma classe de théâtre a passé ses scènes de fin d'année au théâtre du Marais. Il s'agissait, pour chaque élève, de présenter une scène tirée du répertoire classique, une autre du contemporain, tout ça pioché dans une liste de bouquins donnée par la prof. Ces deux scènes étaient donc nos "scènes principales". Les autres scènes dans lesquelles on n'était que réplique étaient les scènes secondaires.
Jusqu'à midi, je n'avais pas le trac. Rien. Je me suis dit que c'était plutôt cool mais ça ne me rassurait pas, c'était pas logique. A 13h je me suis mise à baliser comme une folle, je suis allée fumer une clope, jouer du violon, de la guitare, vérifier tout le contenu de ma valise, mais rien à faire. Il n'y a eu que les feux de l'amour pour me calmer. Au grands maux les grands remèdes. Je me suis foutue devant et j'ai ri. A 15h15, je suis partie. Là bas, le stress aussi. J'étais sur-excitée, les larmes aux yeux, non je suis maquillée ça va couler faut pas, les jambes qui tremblent, enfin la totale quoi.
J'ai commencé par Eva Peron, de Copi. Ma merveilleuse intervention dans le rôle d'Ibiza (un homme) s'est plutôt bien passée. J'ai massé Evita, quand elle m'a demandé d'aller chercher les invités j'ai répondu "Non, chérie, je n'irai pas". Ensuite j'ai continué de masser jusqu'à ce qu'elle me hurle dessus parce que je la faisais bouger, et je suis sorti(e). Ce fut court, mais bref. (hahahaha)
Ensuite, longtemps après, je devais faire Doña Prouhèze dans le Soulier de Satin de Claudel ~ ma scène classique principale ~, mais ce devait être juste après la pause. "Pas de pause" annonce la prof. Bon... Je descend sur scène, soulagée de ne pas avoir compté sur cette dernière pour me préparer. On se place. Ca se passe plutôt bien, le début, je fais attention à ne pas grimacer ~ c'est tout nouveau ça vient de me prendre (dernier filage) et c'est très moche et très mauvais ~, je confonds deux mots, je zappe une réplique sans m'en rendre compte, c'est pas grave. On est à l'envers par rapport à d'habitude. Elle devrait être à cour et moi à jardin. Afin de revenir au point convenu, lorsqu'elle demande "Donc il y a quelqu'un, soeur chérie, dont l'absence ne cesse de vous accompagner?", je change de côté en répondant sèchement "Petite soeur vous êtes trop hardie, silence.". Et là, trois personnes sur les quatre du jury ~ la prof, la directrice du bureau casting, un prof de 2eme année et une autre que je connais pas ~ se marrent, la prof en tête. Merde. Je continue en ne m'adressant qu'à celui qui ne rit pas. Concentration, concentration, rien d'autre. Mon déplacement est tellement faux que ça les a fait rire? J'ai marché sur ma jupe? Ma partenaire m'a fait un pied de nez? Merde merde merde. QU'EST-CE QU'IL S'EST PASSE???? J'ai senti qu'on se foutait de ma gueule et tout s'est effondré. J'ai terminé tant bien que mal, essayant de ne pas trop me regarder jouer, d'écouter, mais... c'était mauvais. Trop tard.
Je me prépare pour Eva Peron ~ ma scène contemporaine principale ~, je n'ai pas le temps de finir de me coiffer et j'arrive sur scène, seulement la moitié de mes cheveux entortillonés. C'est pas grave ça le fait quand même. Je suis bien maquillée avec un rouge à lèvres de pétasse qui brille et tout et tout. La scène se passe très bien, on s'amuse toutes les deux et je prends mon pied. Vraiment, un bon moment. En sortant, Laura m'a demandé ce que je m'étais fait au bras en faisant une grimace ; ce qui prouve que le pansement sur le bras avec le maquillage noir dessous, c'était crédible. Déjà ça d'gagné.
Enfin Shakespeare, la fée dans le songe d'une nuit d'été. Je demande à Adrien de bien vouloir poser ma petite marguerite en plastoc à tel endroit, patati patata. Y'a des paillettes dedans faut pas qu'elle tombe. Je ne sais toujours pas où est-ce qu'il l'a posée, cette p*tain de marguerite à la con de fait chier sa mère en short. Je ne l'ai pas cherchée longtemps. Quand j'ai vu qu'elle n'était pas au bon endroit j'ai laissé tombé, mais ça foutait en l'air le peu de déplacements qu'on avait prévu. Bref ça ne s'est pas bien passé. C'est là que j'entends la voix de ma tante "Ne compte jamais que sur toi, et tu ne seras jamais déçue". Grrr j'aurais du l'écouter sur ce coup-là.
Voualaaaaaa. C'est fini terminé tout l'monde descend terminus THE END closed.
En rentrant, vite poser les affaires à la maison, faire des courses ~ il n'y avait plus RIEN à bouffer chez ouam... ~, douche froide pour nettoyer toute cette sueur, petit article et hop hop hop sur le champ de mars pour faire la fête.
Jusqu'à midi, je n'avais pas le trac. Rien. Je me suis dit que c'était plutôt cool mais ça ne me rassurait pas, c'était pas logique. A 13h je me suis mise à baliser comme une folle, je suis allée fumer une clope, jouer du violon, de la guitare, vérifier tout le contenu de ma valise, mais rien à faire. Il n'y a eu que les feux de l'amour pour me calmer. Au grands maux les grands remèdes. Je me suis foutue devant et j'ai ri. A 15h15, je suis partie. Là bas, le stress aussi. J'étais sur-excitée, les larmes aux yeux, non je suis maquillée ça va couler faut pas, les jambes qui tremblent, enfin la totale quoi.
J'ai commencé par Eva Peron, de Copi. Ma merveilleuse intervention dans le rôle d'Ibiza (un homme) s'est plutôt bien passée. J'ai massé Evita, quand elle m'a demandé d'aller chercher les invités j'ai répondu "Non, chérie, je n'irai pas". Ensuite j'ai continué de masser jusqu'à ce qu'elle me hurle dessus parce que je la faisais bouger, et je suis sorti(e). Ce fut court, mais bref. (hahahaha)
Ensuite, longtemps après, je devais faire Doña Prouhèze dans le Soulier de Satin de Claudel ~ ma scène classique principale ~, mais ce devait être juste après la pause. "Pas de pause" annonce la prof. Bon... Je descend sur scène, soulagée de ne pas avoir compté sur cette dernière pour me préparer. On se place. Ca se passe plutôt bien, le début, je fais attention à ne pas grimacer ~ c'est tout nouveau ça vient de me prendre (dernier filage) et c'est très moche et très mauvais ~, je confonds deux mots, je zappe une réplique sans m'en rendre compte, c'est pas grave. On est à l'envers par rapport à d'habitude. Elle devrait être à cour et moi à jardin. Afin de revenir au point convenu, lorsqu'elle demande "Donc il y a quelqu'un, soeur chérie, dont l'absence ne cesse de vous accompagner?", je change de côté en répondant sèchement "Petite soeur vous êtes trop hardie, silence.". Et là, trois personnes sur les quatre du jury ~ la prof, la directrice du bureau casting, un prof de 2eme année et une autre que je connais pas ~ se marrent, la prof en tête. Merde. Je continue en ne m'adressant qu'à celui qui ne rit pas. Concentration, concentration, rien d'autre. Mon déplacement est tellement faux que ça les a fait rire? J'ai marché sur ma jupe? Ma partenaire m'a fait un pied de nez? Merde merde merde. QU'EST-CE QU'IL S'EST PASSE???? J'ai senti qu'on se foutait de ma gueule et tout s'est effondré. J'ai terminé tant bien que mal, essayant de ne pas trop me regarder jouer, d'écouter, mais... c'était mauvais. Trop tard.
Je me prépare pour Eva Peron ~ ma scène contemporaine principale ~, je n'ai pas le temps de finir de me coiffer et j'arrive sur scène, seulement la moitié de mes cheveux entortillonés. C'est pas grave ça le fait quand même. Je suis bien maquillée avec un rouge à lèvres de pétasse qui brille et tout et tout. La scène se passe très bien, on s'amuse toutes les deux et je prends mon pied. Vraiment, un bon moment. En sortant, Laura m'a demandé ce que je m'étais fait au bras en faisant une grimace ; ce qui prouve que le pansement sur le bras avec le maquillage noir dessous, c'était crédible. Déjà ça d'gagné.
Enfin Shakespeare, la fée dans le songe d'une nuit d'été. Je demande à Adrien de bien vouloir poser ma petite marguerite en plastoc à tel endroit, patati patata. Y'a des paillettes dedans faut pas qu'elle tombe. Je ne sais toujours pas où est-ce qu'il l'a posée, cette p*tain de marguerite à la con de fait chier sa mère en short. Je ne l'ai pas cherchée longtemps. Quand j'ai vu qu'elle n'était pas au bon endroit j'ai laissé tombé, mais ça foutait en l'air le peu de déplacements qu'on avait prévu. Bref ça ne s'est pas bien passé. C'est là que j'entends la voix de ma tante "Ne compte jamais que sur toi, et tu ne seras jamais déçue". Grrr j'aurais du l'écouter sur ce coup-là.
Voualaaaaaa. C'est fini terminé tout l'monde descend terminus THE END closed.
En rentrant, vite poser les affaires à la maison, faire des courses ~ il n'y avait plus RIEN à bouffer chez ouam... ~, douche froide pour nettoyer toute cette sueur, petit article et hop hop hop sur le champ de mars pour faire la fête.
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