Travail : tripalium en latin = instrument de torture ?

Publié le par Marionette

   Comme les partiels commencent cette semaine, avec celui d'esthétique théâtrale en avant-première (ils devaient tous être première semaine de décembre...), j'ai décidé qu'il était bon de me mettre à apprendre mes cours ~ qu'au demeurant, je n'ai pas, n'allant pas aux cours magistraux pour cause d'emploi du temps trop serré depuis la rentrée de mon cours de théâtre ~, et ce la semaine dernière, mercredi. Comme je savais dès le début d'année que je ne pourrai aller qu'à 3 ou 4 cours de ce CM sur tout un semestre, j'avais acheté le bouquin (l'Esthétique théâtrale de Catherine Naugrette aux Ed. Armand Colin) écrit par la prof et contenant l'intégrité de son cours. Ca m'a fait mal d'y mettre 20€, d'ailleurs. Il restait, jusqu'à ce week-end, sagement rangé dans mon étagère à bouquins entre Phèdre et Rodogune, qui lui avaient gentiment laissé une place ~ quoi... c'était pas évident non plus! Un bouquin purement théorique sur l'esthétique théâtrale, c'est pas facile à accepter! ~. J'y jettais, à chaque fois que je passais mes yeux dessus, un regard mêlant l'inquiétude d'une torture à venir et une graaaaande lassitude.

Comme je suis un peu longue à la détente je n'avais pas le temps du tout entre mercredi et samedi, j'avais prévu de m'y mettre samedi avec Lison. Mais une répet de théâtre et une autre de musique dans la journée, vous comprenez bien que... c'est absolument éreintant. Comment ça non? Ce qui fait que quand Lison est arrivée à la maison ~ après 7 heures de répèt de théâtre ~, on a passé 2 heures à faire des blagues débiles sur les 3 premières phrases pages d'introduction du bouquin. Bilan de cette soirée de travail intensif : on a décidé de se coucher tôt et de reporter au lendemain l'activation de nos deux neurones perdus dans les flasques méandres du tube digestif qui nous fait office de cervelle. N'ayant pas le bouquin ni aucun cours ~ on est dans la même école de théâtre ~ et répétant tout dimanche, elle était coincée.

Je lui ai bravement proposé de bosser/ficher/synthétiser les 243 pages du bouquin à sa place, et de lui en filer les photocop lundi soir. Si je suis pas sympa quand même, hein?!  ~ ça va lui coûter cher en carembars au caramel, ça ~. Ca m'obligeait à bosser deux jours sérieusement. Je suis à la moitié du deuxième et j'en suis presque aux 3/4, mais ce ne sera pas bouclé à temps. C'est à peu de choses.


Bref, j'en viens à cela : ce qui apparaissait à mon imagination comme une véritable torture ~ la remise en route du système "intelligence" ~ s'est transformé depuis hier matin, dès les 10 premières minutes de boulot, en un intérêt grandissant pour le sujet développé. Les premiers instants de travail ont été ponctués de soupirs interminables, d'impatiences, de flemme et de recherches de moyens qui pourraient me faire échapper à ce travail. Mais finalement, on y prend goût, quand on comprend.
On comprend, on lit la suite pour tester encore sa faculté de compréhension, ça marche, et ainsi on laisse défiler les pages, s'accrochant à ce qui n'est pas clair et soufflant dessus jusqu'à ce que cela devienne limpide. Ainsi le travail devient un jeu de l'obstination, où l'on s'interdit la tricherie, où le savoir qui s'introduit en notre encéphale nous grise, et dont la motivation est l'exercice de l'intelligence.


J'en viens à plaindre sérieusement tous les étudiants dont j'entendais les plaintes, chaque semaine, à l'approche de ce cours. Parce qu'à l'évidence, même si madame Naugrette est une torture en amphi, son bouquin est passionnant. Et ceux qui sont allés à ses cours n'ont pas eu la chance d'avoir à se procurer ce livre.


Et, le mot de la fin, la petite anecdote : je parlais vendredi avec une étudiante qui m'avouait n'avoir absolument rien fait pour le partiel d'esthétique. Je lui ai dit que moi non plus, mais que je bosserai avec le bouquin, m'épargnant ainsi la recherche de l'étudiant-aux-cours-parfaitement-pris ~ qui, en plus de bien les prendre, veut bien qu'on photocopie ses merveilles de cours ~. Elle m'a répondu "Pour moi ça va être un peu plus galère, sachant que je n'ai trouvé personne qui me file ses cours, et que le bouquin est en rupture de stock." Et là, j'ai beaucoup, beaucoup ri. Effectivement, le cours de la madame a l'air tellement soporiphique que peu d'étudiants y vont, les autres bossent sur le livre. Logiquement, les commandes par internet se sont précipitées à l'approche des partiels.

Que je me sens bien d'avoir été prévoyante, pour une fois... ha c'est agréable!

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Publié dans j'ai appris un truc !

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A
Disons que qu'après, c'est un autre travail, qui dépend moins de toi toute seule, où de multiples choses entrent en ligne de compte, et finalement peut-être beaucoup moins paisible que les études !Pour la respiration, j'y songe !!!
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M
J'espère bien que t'y songes!!! lol par contre je te déconseille le Hooooooommmm ssssoooooo c'est sujet à déclencher des fous rires. Disons simplement que mon expérience n'a pas été concluente, ayant fait preuve d'une étanchéité remarquable à ces sortes d'exercices bizarroïdes. Bises ventilées!!!
M
Oui c'est vrai... après, tout dépend de ton "vrai travail"!!! lol C'est quand même étrange ce que tu dis là, parce que ça voudrait dire qu'on travaille et qu'on réfléchit tant qu'on étudie, mais après... ça ne rassure pas beaucoup tout ça!Bonne chance et reeeeeespiiiiiiiiiiire. bise
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A
Certes, certes, le travail est une excellente chose... Mais bizarrement, le travail mental et intellectuel, la lecture de bouquin, la rédaction de mémoires me semble aujourd'hui mile fois moins torturant que le vrai travail...
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J
profites en pour bien réviser alors! en tout cas bonne chance pour tes partielles!!!!!
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M
Oui, tu me connais! lolMerci!
C
Voila ,on pense à Mylène Farmer et puis on buche pas!<br /> Merde (pour les partiels)
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M
O: D