Couche

Publié le par Marionette

Voilà un poème de René Char, dans le Nu perdu. Editions Gallimard. C'est une écriture difficile et souvent sombre, mais tellement belle... voilà un petit bout de bonheur.

COUCHE

Nous ne sommes pas une franche volonté, mais l'instrument dévié d'une volonté perfide interposée entre l'obscurité et nous, entre la vigueur le désir et le loyal terme solaire.

Un jour, maudit entre tous, le prêt devint propriété et le don lieu de ruines.

Il ne faut pas offrir la fleur au fruit. A bout d'espoir, il s'y glisserait.

La parole dépourvue de sens annonce toujours un bouleversement prochain. Nous l'avons appris. Elle en était le miroir anticipé.

La terre, ses brouillons de fortune, l'infini, l'indéfini, une impropre souveraineté, l'amour inséparable de ses meurtriers, se consument ensemble et en nous. L'ombre du temps couvre ce secret.

J'ai vécu dehors, exposé à toutes sortes d'intempéries. L'heure est venue pour moi de rentrer, ô rire d'ardoise! dans un livre ou dans la mort.
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Publié dans poèmes de pas-de-moi

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S
J'aime !(et moi faut que je me cultive :1/ en théâtre2/ en poésie -j'en connais un brin mais pas tant que ça-3/ en... )(et euh t'as pas fait des chtites fautes de frappe tout de même ^^?)
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M
Ah ouh argh mort aux vaches si! Je corrige tout de suite, le texte n'a plus aucune fôte. Quant à ta cultivation, eh bien... t'as qu'à me lire! Mdr! Naaaan moi je fais de l'anti-culturisme.