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pièces de theatre

Mardi 4 octobre 2005

de Rilke, joué par Niels Arestrup, avec la collaboration artistique de Isabelle Le Nouvel et Florient Azoulay.

Au théâtre de La Bruyère

" Il y a une dizaine d'années, j'ai eu le sentiment d'être sauvé par ces lettres. J'allais mal et le livre arriva entre mes mains presque par hasard... Il agit en silence et m'apaisa... Aussitôt l'envie de la dire, de le partager me vînt.

Je dus faire de multiples essais... Pouvait-on "parler" cette écriture? Pouvait-on interpréter les tourments de son auteur?

Assez vite je sus en tout cas qu'il ne serait pas question d'incarner Rilke mais d'essayer "d'être" un peu ses lettres...

Enfin, je trouvais le courage, l'audace de porter le texte sur scène,  d'abord à Bruxelles, au théâtre de Poche puis à Paris, aux Bouffes du Nord. La rencontre exceptionnellement chaleureuse, émouvante entre le public et ce spectacle m'a profondément bouleversé et son souvenir ne m'a jamais quitté. Dix ans plus tard, Stephan Meldegg et Frédéric Franck m'offrent la possibilité de retrouver l'encre de Rilke, sa pensée, son amour si généreux, arraché à ses propres souffrances et sa parole lumineuse. Voilà donc le centième anniversaire de ces lettres... Puisse leur grâce traverser notre siècle et beaucoup d'autres.

Qu'il me soit permis de signaler que j'ai pris la liberté de raccourcir certains passages qui avaient davantage trait à la relation personnelle et intime de l'auteur et de son correspondant."

Niels Arestrup.

Par extraits de marion
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Mercredi 5 octobre 2005

De Jean-Luc Lagarce. Mise en scène par Jean-Charles Mouveaux et Esther Ebbo.

 

"L'histoire d'un jeune homme d'une trentaine d'années, de retour chez lui, après de longues années d'absence, dans sa famille, "pour annoncer, dire, seulement dire" sa mort prochaine. C'est l'épisode de la bible, l'histoire du fils prodigue. Mais prodigue pour qui? Pourquoi? Quelles explications seraient quand même nécessaires pour eux, les autres, la famille... Jean-Luc Lagarce donne la parole aux non-dits familiaux. Acéré, acerbe, drôle et nécessaire, le robinet de la parole est ouvert pour le temps d'un retour, le retour de Louis."

 

Ce que j'en retiens : 1h45 dans un théâtre confortable mais étouffant. Rien au niveau de l'histoire, à part le petit texte précédemment cité. Des monologues trop longs et monotones face auxquels j'avais du mal à rester éveillée, plus à cause du texte que du jeu des acteurs. La pesanteur des phrases inachevées. Du dégoût, dégoût de cette famille qui sue le malheur, dégoût de tant d'incompréhension et d'indifférence face à l'amour, dégoût de cette peinture pourtant si vraie de la famille... Je ne sais plus quoi dire. Je vais me coucher, après avoir donné aux étoiles quelques accords de guitare.

Par extraits de marion
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Dimanche 4 décembre 2005

Un petit résumé des spectacles vus...

Gros câlin, le 10 décembre 2003 au théâtre du Port de la Lune à Bordeaux (salle Jean Vauthier). Souvenir d'un texte d'une richesse inouïe et d'un comédien génial...

Beaucoup de bruit pour rien, Shakespeare, 22 janvier 2004 au même théâtre, salle Antoine Vitez. Mise en scène de Laurent Laffargue. Ce souvenir est bien particulier, n'est-ce pas bande de mouillettes??

Fin de partie de Beckett, 14 septembre, théâtre de Nesle.

Lettres à un jeune poète de Rilke, le 22 septembre 2005 au théâtre de la Bruyère. Jouées par Niels Arestrup. Un article y est consacré.

L'Orestie d'Eurypide le 23 septembre 2005 sur la scène du théâtre du conservatoire. Je suis partie à la première entracte.

Musée Haut Musée Bas, de et par JM Ribes (création) 21 septembre 2005 au théâtre du Rond Point. Très bon moment !!

Paris Bruxelles Amsterdam (comédie musicale), création cours Florent le 29 septembre 2005 au théâtre de Ménilmontant. Un spectacle très enthousiasmant mais pas génial sur le plan de la technique...

Juste la fin du monde, de JL Lagarce, le 5 octobre 2005 au théâtre des déchargeurs. Je me suis fait horriblement chier.

Tartuffe, de Molière le 15 octobre 2005 à la Comédie Française. Souvenir : les places à 5€ c'est pas le top...

Richard III, de Shakespeare, le 19 octobre au théâtre des Amandiers. Un spectacle excellent malgré que le roi soit un peu trop rigolard pour être entièrement crédible, spécialement dans sa déclaration d'amour.

Faranck Dubosc Romantique le 21 octobre 2005 à l'Olympia. Très très drôle, une technique implacable et des yeux hypnotisants.

Biokhraphia de et par Lina Saneh et Rabih Mroué le 26 octobre 2005 au théâtre du Tarmac de la Villette. Un spectacle très étonnant de par sa forme et son contenu. Souvenir amusé.

La fausse suivante, de Marivaux le 24 octobre 2005 au théâtre de la cité internationale. Très bon souvenir, analysé en cours... ILS PASSENT A BORDEAUX ALLEZ LES VOIR !!!

Carte Blanche pour Nigel Kennedy, violoniste de l'orchestre national de Pologne, le 1er novembre au théâtre des Champs Elysées. Il nous a joué du Jimmy Hendricks pendant 2 heures... on en sort à bout de souffle.

Bob Dylan, au Zénith de Paris pour son "no-ending tour" le 3 novembre 2005. C'était probablement le dernier concert de sa vie à Paris... Bon anniversaire papa !!!

Angela et Marina de Nancy Huston le 6 novembre 2005 au théâtre du Soleil. Génial... Eblouissant (j'ai bien fait de me tromper de salle ce soir-là!).

Hamlet de Shakespeare le 8 novembre 2005 au théâtre de la Tempête. Mise en scène de Hugues Serge Limbvani. Un hamlet africain splendide.

Gabegie de JF Mariotti le 9 novembre au studio de l'Ermitage. Montée entièrement en 6 jours et représentation unique. J'ai rien compris et je n'ai pas trouvé ça beau.

Portraits de Philippe Minyana au Théâtre Ouvert le 14 novembre 2005. Mise en voix. Superbe !

My dinner With Andre de la compagnie tg STAN (impro à partir d'un texte, ici le scénario du film) le 16 novembre au théâtre de la Bastille. 3h30 de spectacle alors que 1h30 auraient suffi largement, et sans entracte. Un humour répétitif écrasant.

Les Sublimes de Guy Alloucherie le 19 novembre 2005 au théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines. Mélange de cirque et de théâtre... mon bonheur !

L'avantage du doute de la compagnie tg STAN (impro à partir d'un collage de textes) le 2 décembre 2005 au théâtre de la Bastille. Un rêve au sens strict.

Moins Deux de Samuel Benchetrit avec Jean Louis Trintignant et Roger Dumas (très sympas tous les 3!!) le 30 novembre 2005 au théâtre Hebertot. Génial !!! Quelles peaux de vaches ces deux personnages... Très bien écrit et très bien joué.

Tristan und Isolde de Wagner (livret du compositeur) le 3 décembre 2005 à l'Opéra Bastille. Pour un premier opéra, c'est plutôt réussi...

La flûte enchantée de Mozart au théâtre des Champs Elysées le 8 décembre 2005. Un reine de la nuit d'une justesse hallucinante, une papagina au "piano" scotchante, un papagino légerement decevant, un carillon exceptionnel, un chef d'orchestre génial face à des musiciens qui manquent légèrement de confiance en lui... et un garçon proche de la mue qui a une voix merveilleuse mais qui s'est un peu cassée dans les aigus... soirée exceptionnelle, merci Maxime!

La soirée galaxy au Bataclan le même soir. dans cette catégorie puisque j'ai beaucoup observé... c'est marrant comme on est proche des animaux dans la séduction... regardez les gens qui dansent pour séduire...

Les caprices de Marianne d'Alfred de Musset, au théâtre des Cinq Diamants, de la compagnie Catherine Brieux, c'est elle qui met en scène. Très passable, seul Octave se détache de part la qualité de son jeu, il m'a beaucoup émue.

 Le lac des cygnes de Tchaïkovski, à l'opéra Bastille le 18 décembre, avec les étoiles, le corps de ballet et les danseurs de l'opéra de Paris. Inutile de vous dire que c'était éblouissant, merveilleux, super émouvant... et que les danseurs ont des postérieurs ma foi très attrayants!

Doña Rosita la célibataire ou le langage des fleurs de Federico Garcia Lorca le 6 janvier au théâtre des Amandiers à Nanterre, mis en scène par Matthias Langhoff et scénographie de Jean Marc Stehlé. On se croirait face à Lorca, dans son univers, transportés entre musique poésie peinture vidéo théâtre temps... tout ça dans un conte, celui d'une rose, qui est rouge à midi et blanche le soir, ne vivant qu'une journée. Cette rose, c'est Rosita.

Mylène Farmer au POPB le 15 janvier 2006. La classe intersidérale. Un article y est consacré, des photos sont à disposition.

Le rêve d'un homme ridicule de Fedor Dostoïevski au théâtre de la Colline, joué par Carlo Brandt. Traduction de André Marowicz, dramaturgie et mise en scène de Valérie Duhamel. Un spectacle très surréaliste aux couleurs vives ou noires, un comédien "bizarre" mais pas moins bon pour autant, une mise en scène géniale, de la musique sublime et parfaite pour ce cadre. Assez long sur la fin, ce n'est qu'à ce moment là que le public est confronté au plateau : lorsqu'il applaudit alors que le comédien a encore une phrase à dire. Etonnant. Je m'y suis faite voler mon écharpe. Les boules.

Emmène-moi au bout du monde... de Blaise Cendrars au théâtre de la Bastille le 21 janvier 2006. Exceptionnel, fabuleux, merveilleux, à en oublier d'avaler sa salive (= s'étouffer). A revoir, à transmettre, à crier, à rêver...

Comment c'est là-haut? de et par Pétronille de Saint-Rapt. Un sourire enfantin et marionesque, un peu triste mais tellement éclatant sur la vie! Que de larmes versées pendant ce spectacle si beau... J'y retourne la semaine prochaine avec Odile. Odiiiiiiile!!!! Prends ton sac je t'emmène au théâtre, viens on va rêver!!!

Par extraits de marion
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