théâtralités

Vendredi 30 septembre 2005 5 30 /09 /2005 00:00

Les Ailes Du Théâtre est le nom de l'association bénie des Dieux qui nous a permi de faire du thêatre au lycée. Avec en tête Jef Rabaud, suivi de "Doumé" (prof d'histoire) et "monsieur Paul", puis Miren, Sophie, Solange, Chantal... et Banban et Virginie, cette assoc propose le montage d'une pièce avec les 1eres et tales L prioritairement. Apres mon expérience de seconde, ça a été la grande découverte passionnée.

 

D'abord "Shakespeare I love", spectacle fait de 7 extraits de pièces, je jouais Thésée dans Le Songe d'Une Nuit d'Eté. J'ai jamais été aussi mauvaise, c'était atroce. J'ai retenu de cette année l'ambiance des coulisses et l'atmosphere extraordinaire.

 

Ensuite "Les fables de leur fontaine", mise en scene de plein de fables de La Fontaine et de quelques réécritures contemporaines. Je jouais le rhinocéros supporter de la tortue dans "le lièvre et la tortue", puis le narrateur dans "le loup et l'agneau", le fond musical de la mouche dans "le coche et la mouche" (avec mon violon), le savetier dans "le savetier et le financier", la louve dans "le loup, la louve et les louveteaux" de Quenaux je crois, ET  j'étais dans l'orchestre. Cet orchestre était composé d'un piano, d'une batterie, d'un cor, d'un saxo, de 2 violons, d'une harpe et d'une flute traversiere.

J'oubliais, j'ai remplacé le coq à deux représentations, pour le "carnaval des animaux". Autant vous dire que c'était plutot fatiguant, surtout quand on avait 3 représentations dans la même journée, 2 jours de suite.

 

Il faut dire aussi que le fait que le groupe de thêatre soit sous la forme d'une assoc nous permet de partir chaque été, avec les bénéfices de l'année, à Campan. Campan, petit village des pyrénées à 2h en dessous de Toulouse, chez Jef et Chantal. Une semaine là bas, avec les anciens qui reviennent pour récupérer les rôles abandonnés. On se baigne dans les torrents à 5°, on marche et on se fait plein d'ampoules mais le paysage est exceptionnel, on prend des coups de soleil, on regarde les étoiles pendant des heures le soir, on fait du théâtre à longueur de journée, on se maquille et on s'habille entre nous et avec l'aide des adultes, et le rideau se lève apres les 3 coups deux soirs dans la semaine, pour un public tres accueillant et sympathique.

Bref, c'est le rêve.

Théâtreux bordelais, je vous aime, vous me manquez terriblement.

Par extraits de marion - Publié dans : théâtralités
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Mardi 20 décembre 2005 2 20 /12 /2005 11:21
Je veux retrouver les couillesses et les embrasser, je veux prendre le train pour Campan, je veux y apprendre mon texte et découvrir mon rôle, je veux arriver fatiguée du voyage, je veux y retrouver les Rabaud, je veux entendre ce discours de Jef, presque toujours le même, de début de semaine, je veux partir marcher en montagne avec les râleurs, je veux plonger dans l'eau glacée, je veux revenir avec des ampoules, je veux me coucher épuisée, je veux me lever et me faire applaudir pour ma tête du matin, mettre du jus d'orange dans mon bol de lait, répéter pour la première fois, répeter pour la seconde fois puis pour la troisième, être sur scène avec eux, rire avec eux, danser le madison à en avoir un point de côté, regarder les étoiles, raconter des histoire débiles de soleil couchant et de fourmis dans le désert au coin du feu...
Par extraits de marion - Publié dans : théâtralités
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Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /2006 02:00

On lit la mouette de Tchékov. Elle écoute d'une oreille. Les sourcils froncés, les yeux sur le sol et les tempes vibrantes, le regard fixe et l'ouïe tendue, elle regarde les images, précieusement gardées en mémoire, de cette scène. A-t-elle déjà porté ces mots ? Les a-t-elle déjà entendu parfaitement justement bien dits ? Les a-t-elle déjà vécu ? Un regard qui s'arrête, un visage qui s'anime de l'intérieur, un battement de coeur qui s'accélère à peine perceptiblement...

puis

 

Une sorte de cave chaleureuse. Quelques tables, quelques chaises, un espace scénique de 2m sur 3 à tout casser, avec un piano d'étude à cour, qui ne sert pas. Un homme avec une tête de mort énorme, un fume cigarette et une canne, habillé en noir : Maldoror. Un texte d'une violence inouïe dit par des comédiens qui jonglent avec les mots MORT POTENCE INNOCENCE SANG PUDEUR VIOL... les pires sont dans ces points de suspension. Serrer les dents. Des souvenirs remontent par vagues, sans cesse, relancés par les phrases qui m'arrivent comme des chars d'assaut par tous mes orifices faisant de leur sillon un champ de ruine à l'odeur amère de carnage. Serrer les dents serrer les fesses. Thibaud et Charles. Serrer les dents serrer les fesses fermer les yeux. Les moments de délivrances sont les sursauts grâce aux coups de feu, et les rires à la toute fin : Maldoror se plaint que la terre ne soit pas un immense anus. J'AI MAL !

Petit bonhomme s'est endormi, comme une pomme, on t'a cueilli... ta tête penche, est-ce pour me voir? Au loin balance la corde noire... MF.

Je ne supporte plus la violence, je ne sais pas pourquoi. Peut-être le fait de vivre un changement radical dans ma vie, me rendant plus sensible... J'en sais rien. Mais c'est fatiguant de ne pas pouvoir regarder quelque chose sans en être complètement bouleversée. C'est usant. Certains ont de la corne au coeur, ce qui permet d'avoir une protection, même fragile. Mais moi j'ai rien. Ni corne ni bouclier. Un coeur de nouveau né. Mes souvenirs douloureux me hantent comme des fantômes mal cachés par les toiles d'araignées pousiérieuses de ma mémoire...

Par Marionette - Publié dans : théâtralités
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