Ugh!

Je suis Marionette. J'aime écrire, vous devez aimer lire... Bienvenue par ici, ça y en a être à manger et à boire, et même un peu à fumer.
Allez en paix.


Ma radio.blog : cliquez, elle s'affiche à côté.

Lundi 19 septembre 2005 1 19 /09 /Sep /2005 00:00

OSCAR ET LA DAME ROSE de Eric-Emmanuel Schmitt (dédié à Danielle Darrieux).

 

"Cher Dieu,

Je m'apelle Oscar, j'ai dix ans, j'ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j'ai grillé les poissons rouges) et c'est la première lettre que je t'envoie parce que jusqu'ici, à cause de mes études, j'avais pas le temps.

Je te préviens tout de suite : j'ai horreur d'écrire. Faut vraiment que je sois obligé. Parce qu'écrire c'est guirlande, pompon, risette, ruban, et cetera. Ecrire, c'est rien qu'un mensonge qui enjolive. Un truc d'adultes.

La preuve? Tiens, prends le début de ma lettre : " Je m'apelle Oscar, j'ai dix ans, j'ai foutu le feu au chat, au chien, à la maison (je crois même que j'ai grillé les poissons rouges) et c'est la première lettre que je t'envoie parce que jusqu'ici, à cause de mes études, j'avais pas le temps. ", j'aurais pu aussi bien mettre : " On m'apelle Crâne d'Oeuf, j'ai l'air d'avoir sept ans, je vis à l'hôpital à cause de mon cancer et je ne t'ai jamais adressé la parole parce que je crois même pas que tu existes. "

Seulement si j'écris ça, ça la fout mal, tu vas moins t'intéresser à moi. Or j'ai besoin que tu t'intéresses.

Ca m'arrangerai même que tu aies le temps de me rendre deux ou trois services... (...)

- Tes parents ne t'ont jamais parlé de Dieu, Oscar?

- Laissez tomber. Mes parents, ils sont cons.

- Biens sûr. Mais est-ce qu'ils ne t'ont jamais parlé de Dieu?

- Si, juste une fois. Pour dire qu'ils n'y croyaient pas. Eux, ils croient juste au Père Noël.

- Ils sont si cons que ça, mon petit Oscar?

- Pouvez pas vous imaginer ! Le jour où je suis revenu de l'école en leur disant qu'il fallait arrêter de déconner, que je savais, comme tous mes copains, que le Père Noël n'existait pas, ils avaient l'air de tpomber d'un nuage. Comme j'étais plutôt furax d'être passé pour un crétin dans la cour de récréation, ils m'ont juré qu'ils n'avaient jamais voulu me tromper et qu'ils avaient cru, sincèrement, que le Père Noël existait, et qu'ils étaient très déçus, mais alors là, très déçus d'apprendre que ce n'était pas vrai ! Deux crais tarés, je vous dit, Mamie Rose !

- Donc ils ne croient pas en Dieu?

- Non.

- Et ça ne t'a pas intrigué?

- Si je m'intéresse à ce que pensent les cons, je n'aurai plus de temps pour ce que pensent les intelligents.

- Tu as raison. Mais le fait que tes parents qui, selon toi, sont des cons...

- Oui. Des vrais cons, Mamie Rose !

- Donc, si tes parents qui se trompent n'y croient pas, pourquoi toi, justement, ne pas y croire et lui demander une visite?

- D'accord.Mais vous m'avez pas dit qu'il est grabataire?

- Non, il a une façon très spéciale de rendre visite."

Par extraits de marion - Publié dans : textes choisis
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 14 septembre 2005 3 14 /09 /Sep /2005 00:00

Il paraît que je tenais à califourchon avant de tenir sur mes jambes...

Le poney club du GRAND LIO est l'endroit où j'ai grandi, où j'ai vécu plein de choses extraordinaires (je m'y suis cassé le bras entre autres), où j'ai appris 90% de mon vocabulaire grossier. Oui, il vient donc de là.

Souvenirs pêle-mêle de camps et de randos avec nuits à la belle étoile (+histoires d'horreur), et parfois même avec l'heureuse surprise d'une naissance au réveil : la vue encore brouillée par le sommeil, on distingue 4 jambes frêles et incertaines qui soutiennent à gran peine un petit corps et une tête qui a l'air de peser trop lourd... ça trébuche, ça tombe, mais travaille sans relâche au gain d'un équilibre. La mère, épuisée mais ravie, l'encourage et le soutient. Quelle beauté!

Autre souvenir, celui du championnat de france 2004 de concours complet. Avec "ma" ponette conemara fantastique que tout le monde voulait acheter ("pas question, une caresse et tu dégages ok?"). On en est parties mal classées à cause de son mal de dos mais la tête haute, en ayant vécu une semaine génialissime.

Si vous ne vous souvenez pas de l'odeur qu'a la forêt sous la pluie, allez-y, prenez un poney et allez vous balader sous l'averse. Ca fait un bien fou. Si vous avez oublié ce que c'est que les courbatures, travaillez 2h et regardez comment vous marchez le lendemain, c'est drôle à voir.

Que j'aime ce Palais des Plaisirs...

 

UN SITE INTERNET POUR BIENTOT, CONSACRE A CE PARADIS!!!

Par extraits de marion - Publié dans : aventures chevaleresques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus